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Plusieurs parents d’enfants qui présentent des handicaps composent avec des inquiétudes, notamment celle de ne pas réussir à savoir si leur enfant vit des situations d’abus.

Plusieurs facteurs de vulnérabilité peuvent contribuer à rendre la personne ayant une déficience intellectuelle plus à risque d’être victime d’une agression sexuelle que la population générale.

En voici quelques-uns :

  • Leur difficulté de communication;
  • Leur faible crédibilité;
  • Leur manque de connaissances et d’éducation sur la sexualité;
  • Leur difficulté à reconnaître un danger potentiel;
  • Leur difficulté à discerner les gestes appropriés de ceux qui sont inappropriés ou de nature criminelle;
  • Leur isolement et leur besoin d’affection et d’attention;
  • Leur dépendance économique, physique et psychologique;
  • Leurs déficits dans les compétences interpersonnelles;
  • Leur entraînement à la soumission et à l’obéissance;
  • Leur manque de pouvoir décisionnel et de contrôle sur leur vie;Leur manque d’estime de soi;
  • Leur ignorance en regard de leur droit à refuser de se prêter à des actions auxquelles ils n’ont pas envie de prendre part.1

Voici quelques conseils pour demeurer vigilants :

« Apprendre à « lire » notre enfant est vital, surtout si l’enfant présente des troubles de la communication.

Observer la réponse de notre enfant aux soins d’un intervenant peut être un outil utile pour connaitre son niveau de confort à son contact. 2  Les messages de l’enfant pourraient être « indirects » et se manifester par...

- des symptômes physiques tels que : 

  • des blessures ou une infection des parties génitales (écoulement, blessures, saignements, sous-vêtements tachés)
  • des symptômes physiques non génitaux (fortes douleurs au bas-ventre d’origine psychosomatique, douleurs abdominales, vomissements, diarrhée)

- des symptômes émotionnels et comportementaux :
(ce sont les manifestations les plus courantes)

  • Changements dans le comportement
  • Attitude et langage sexualisés
  • Comportement régressif (énurésie, troubles alimentaires, tendance à « jouer la comédie »)
  • Accumulation d’argent ou de douceurs (corruption)
  • Délinquance
  • Hyperactivité, fébrilité
  • Automutilation
  • Autosatisfaction excessive
  • Introversion, dépression
  • Pensées suicidaires et tentatives de suicide
  • Pseudo-épilepsie
  • Fugues durant la nuit ou disparition de vêtements
 
25 % des victimes d’abus sexuels ne présentent pas de signes particuliers ! 3

Des moyens préventifs concrets peuvent être utilisés auprès de notre adolescent 4 :

  • Clarifier les règles de vie abstraites de manière visuelle pour nous assurer de la compréhension de notre enfant.
  • Entreprendre des démarches pour offrir des services d’orthophonie à notre adolescent afin de développer ses habiletés à communiquer.
  • Aider notre enfant à développer une estime positive de lui-même.
  • Permettre à notre adolescent de développer des habiletés en lien avec :
        La sécurité personnelle et l’autodéfense
        L’affirmation personnelle : apprendre à notre enfant à dire NON !
        La reconnaissance et l’expression appropriée des émotions
        Les habiletés sociales
        L’identification et le dévoilement de l’abus sexuel.
  • Faire de l’éducation sexuelle :
        sur l’anatomie,
        sur la contraception,
        sur le consentement sexuel.
  • Utiliser une approche d’autodétermination chez notre enfant visant l’identité et le développement de l’autonomie.5
  • Simuler différentes situations avec notre jeune afin qu’il sache reconnaitre les abus lorsqu’ils surviennent. L’aider à comprendre les différentes formes que peuvent prendre les abus et à ne jamais les accepter.
  • Parler à notre adolescent des « bons et mauvais contacts ». Insister sur le fait qu’il a le droit de refuser d’être touché par quelqu’un, de dire « non » et de s’éloigner de cette personne. L’aider à prévoir comment il va s’éloigner et demander de l’aide dans différentes situations. Tisser une relation de confiance entre nous et notre jeune afin qu’il se sente à l’aise de se confier à nous en cas d’abus.
  • Enseigner à notre adolescent comment protéger son argent et ses objets de valeur dans les espaces publics (règle générale, cela signifie les conserver à l’abri des regards).
  • Parler à notre jeune de sexualité afin qu’il soit suffisamment conscient et informé pour faire face à des situations où l’on tenterait de profiter de lui.6

 

Éducation préventive 7

Ton corps t’appartient !

Le corps de chaque enfant est unique et précieux et doit être protégé.

Intuition

Autant les garçons que les filles peuvent se fier à leurs propres sentiments !

Bons et mauvais secrets

Apprendre aux enfants à différencier les bons secrets des mauvais qui font peur. Lorsque les secrets mettent mal à l’aise, il vaut mieux en parler à des amis et/ou à des adultes.

Contacts physiques

Apprendre aux enfants à faire la différence entre un « bon » et un « mauvais » contact physique et à refuser ces derniers avec assurance.

Dire non

Les enfants ont le droit de dire non, de mettre des limites lorsque la situation l’exige, ainsi que de refuser des demandes faites par des adultes. Ils ont le droit de ne pas obéir et de se défendre.

Aide

Les enfants doivent apprendre à chercher de l’aide chez un autre enfant ou un adulte à qui ils pourront se confier.

11- Mercier, 2005; Gouvernement du Canada, Agence de la santé publique du Canada, 2008; Gouvernement du Québec, MSSS, 2001
34- Notes de formation : « Les enfants de 8 à 15 ans présentant une déficience intellectuelle, victimes d’agression sexuelle : quelles particularités? »
45- Ibid

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