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Relecture scientifique : Catherine Bergeron, ergothérapeute
Recherche et rédaction : Partenaires du guide « Garder le cap »

Nous avons tous expérimenté un jour ou l’autre l’inconfort certain qu’entraine une diminution du nombre de nos heures de sommeil. Souvenons-nous de l’arrivée de notre dernier-né et de la cuisante fatigue qui nous faisait passer dans un état second, quasi invalidant.

Le journal Huffington Post a publié, en janvier 2014, un article sur le manque de sommeil ayant pour titre : « Le manque de sommeil, un danger pour votre corps et votre esprit. » Cet article, appuyé par des études, nous révélait que le manque de sommeil pourrait entrainer entre autres : un risque quadruplé d'avoir un AVC, l'augmentation du risque d’accident de la route, l'affaiblissement du système immunitaire, une plus grande émotivité, des difficultés de concentration et des problèmes de mémoire ainsi qu’un risque accru de développer certains cancers et des maladies cardiaques.

Certains d’entre nous vivent avec des enfants qui dorment peu, et ce, sur une très longue période. Ainsi, il arrive que les nuits continuent d’être trop courtes, et ce, malgré que la période de la petite enfance soit bien loin derrière nous.

C’est alors surmené que nous continuons à assumer notre entière responsabilité de parents, parce que la vie continue, même lorsque nous n’avons toujours pas retrouvé nos nuits d’antan.

Saviez-vous que?

Nos enfants présentant un TSA, un TDAH, une déficience intellectuelle ou un retard de développement sont souvent victimes de problèmes de sommeil. Le manque de maturation cérébrale serait en partie responsable des irrégularités des cycles de sommeil et d'éveil.1

On constate un problème d’initiation et de maintien du sommeil chez 15 % à 25 % des enfants et des adolescents sans problématiques particulières. 2

11- Martello E. Enfin je dors et mes parents aussi, CHU Ste-Justine, 2007

« Chez les enfants à besoins particuliers, il est important de s’interroger sur l’origine des difficultés de sommeil afin de bien intervenir », nous conseille Catherine Bergeron, ergothérapeute. Plusieurs causes peuvent être à l’origine de mauvaises nuits de sommeil et doivent être explorées.

Comme parents, tentons d’y voir plus clair en nous posant quelques questions simples telles que :

  • Mon enfant peut-il avoir mal quelque part ?
  • Prend-il une nouvelle médication ?
  • Fréquente-t-il un nouveau milieu tel que la garderie ou l’école ?
  • Notre cellule familiale vit-elle davantage de stress en ce moment ?
  • Avons-nous changé certaines routines ?
  • Mon enfant se dépense-t-il physiquement de manière suffisante ?
  • A-t-il faim la nuit ?

 

Un sommeil fragilisé pour nos enfants différents

En parcourant la littérature, nous apprenons que c’est une proportion de 50 % à 60 % des enfants présentant des atteintes neurologiques pour qui le sommeil présente un défi.3 La Société canadienne de pédiatrie indique pour sa part que ce sont 67 % des enfants TSA qui éprouvent des problèmes de sommeil.

Comme plus de la moitié de nos enfants vivront des nuits difficiles, tentons d’y voir un peu plus clair. 

23- Martello E. Enfin je dors et mes parents aussi, CHU Ste-Justine, 2007

Conseil d’un parent à un autre!

Ne banalisons pas le manque de sommeil. Parlons-en à notre médecin pour trouver une solution. Arrivés au bout de nos ressources, nous pouvons demander que notre enfant soit dirigé vers une clinique du sommeil. Rappelons- nous qu’un manque de sommeil sur de longues périodes peut avoir des conséquences sur notre santé physique et mentale.

Saviez-vous que?

Les siestes de 10 minutes seraient les plus efficaces, lorsque comparées à celles de 5 ou de 30 minutes : c’est ce qu’a conclu une étude parue en 2006. 4 Ces siestes permettraient notamment d’améliorer les capacités cognitives, de redonner de la vigueur, de contrer la fatigue et d’accroitre la vigilance. Ces bienfaits perdurent jusqu’à deux heures et demie après le réveil. Contrairement aux siestes plus longues, les siestes de 10 minutes ne provoquent pas de somnolence post-éveil. Des effets à plus long terme sont également reconnus, notamment une diminution des risques d’être atteint d’une maladie cardiovasculaire.

Alors, parents privés de sommeil depuis longtemps, n’hésitons pas à siester… pour mieux vivre !

34- Brooks A, Lack L. A brief afternoon nap following nocturnal sleep restriction: which nap duration is most recuperative? Sleep. 2006 Jun 1;29(6):831-40

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